La DNP - Partie 2/7: Jouer avec les voyelles

 

3. Le soleil des voyelles

     

Le soleil des voyelles peut être vécu corporellement, en dansant, par le biais ou non d’un support en tissu, en bois, en peinture… Sur le support, l’enfant trace chaque voyelle en bilatéralité c’est-à-dire avec ses deux mains simultanément, en oralisant la voyelle. (quand on parle tout le corps est en mouvement)

Les couleurs ont été choisies arbitrairement, mais Madeleine Dunoyer a voulu respecter une certaine harmonie dans le choix des couleurs.

Le soleil des voyelles correspond à l’ouverture et à la fermeture de la bouche lors de la diction des voyelles.
Essayer de les dire dans l’ordre en vous regardant dans le miroir, vous vous apercevrez alors que votre bouche s’ouvre du i, en passant par le é, le è puis le a ET se referme en passant du a au o ouvert, au o fermé, au u et enfin au ou.

Ces couleurs sont utilisées pour visualiser la voyelle (le a est rouge, le i est vert foncé…)

4. Les livres à dire

Pour permettre aux enfants de ré exploiter le travail corporel, de travailler le rythme et l’articulation des mots entendus, joués, vécus… je leur mets à disposition des livres à dire qui sont une restitution sous forme de livre, de mots avec leur image.

Par exemple pour le mot chapeau : vous retrouverez le rouge du a pour la syllabe cha, et le brun du o fermé pour la syllabe peau. Si l’enfant n’entend pas les voyelles dans les mots, il peut ici mieux les saisir en les visualisant.

Le grand mouvement peut laisser sa trace dans le livre à dire mais aussi dans l’eau ou la semoule…

la trace est vivante !

 

Traces des consonnes faites à l’eau, sur le tableau noir

L’enfant peut, à loisir, lui redonner vie, mettre la parole, sur la trace présente dans le livre. Parfois, vous entendrez votre enfant vous dire « maman, papa, je lis » !
Quelle fierté de pouvoir « dire » tous ces mots grâce aux traces…

Les enfants font ici appel à leur mémoire corporelle pour tracer le son, vécu en grands mouvements, dans la semoule…

Ce qui est important ici c’est le travail en bilatéralité (les deux mains travaillent en même temps pour tracer) et le délier des doigts qui permet de gagner en aisance dans la motricité fine avec l’utilisation de tous les doigts au fur et à mesure de la réalisation des traces.

 

Ici, l’enfant dit le mot « xylophone »
en redonnant vie
à la trace d’articulation

Les enfants font ici appel à leur mémoire corporelle pour tracer le son, vécu en grands mouvements, dans la semoule.

 

Trace d’articulation du mot”chapeau” à droite,
image à gauche avec dessous le rythme (deux touches de la couleur du cha-peau)

 

Réalisation de traces en peinture par l’enfant

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